REP + WALLON
Le réseau REP+ (anciennement RAR, puis ECLAIR) Henri Wallon de Garges-lès-Gonesse fédère les écoles maternelles Curie et Prévert, des écoles élémentaires Curie, Prévert et Saint-Exupéry, des groupes scolaires Daudet, La Fontaine et le Collège Henri Wallon. Cette association a pour objectif de développer les synergies entre les équipes pédagogiques des écoles et du collège. Elle favorise une meilleure connaissance et un accompagnement plus pertinent de la scolarité des 2050 enfants scolarisés.
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La Force du destin

mardi 18 octobre 2011 par M. Delavaud

« Le passionné voit son destin, le craint, et en même temps le veut ; c’est là sa victoire sur ce qu’il ne peut empêcher »…

Le 10 novembre prochain, la classe-Opéra assistera à Bastille à l’œuvre de Giuseppe Verdi « La Force du destin » .

Une histoire d’amants maudits.

Argument

L’action débute en Espagne vers 1850…

Première partie – En Espagne

Prologue
Chez le marquis de Calatrava, près de Séville…
Le dîner se termine dans la salle à manger du château. Le marquis prend congé de sa fille Leonora, et se retire. On entend un galop de chevaux… c’est Don Alvaro, fils d’un noble espagnol et de la dernière princesse des Incas. Leonora et Alvaro s’aiment. Le père de la jeune fille s’opposant à leur union, ils vont fuir ensemble. Le marquis les surprend. Alvaro refuse de se battre en duel avec lui. Il lui tend son pistolet, Leonora s’interpose. L’arme, en tombant, se décharge et blesse mortellement le marquis. Le vieillard tombe en maudissant sa fille. Alvaro et Leonora parviennent à s’enfuir.

« Sinfonia »
En fuyant, Alvaro a été blessé par un domestique. Leonora, elle, a trouvé refuge quelque temps chez une parente. Les deux amants sont séparés. Carlos, le fils du marquis, s’est lancé sur les traces des fugitifs.

Dix-huit mois plus tard
Une auberge dans le village d’Hornachuelos, à la tombée du jour…
Leonora, déguisée en jeune homme, est partie à la recherche d’Alvaro. Guidée par un muletier, Trabucco, elle arrive dans l’auberge pour y passer la nuit. Elle est désespérée et s’effraie davantage encore, reconnaissant au milieu des clients de l’auberge, son frère Carlos. Celui-ci la croit morte, il recherche Alvaro, en se faisant passer pour un étudiant. La vivandière Preziosilla fait son entrée. Elle annonce que la guerre a éclaté entre Italiens et Autrichiens. Elle recrute des soldats, en exaltant les plaisirs et avantages de la vie militaire. Elle prédit l’avenir à quelques-uns et ne se laisse pas abuser par la fausse apparence de Carlos, qui achète son silence. Mais celui-ci est très intrigué par « l’étrange voyageur » amené par Trabucco. Les prières d’un cortège de pèlerins, se rendant au jubilé, interrompent ses investigations. Leonora va en profiter pour s’enfuir après avoir entendu son frère raconter l’histoire survenue à un de ses amis, histoire qui est en réalité la sienne ! Elle apprend ainsi qu’Alvaro est en vie, et se croit abandonnée.

Devant le monastère de la « Madone des anges », en pleine nuit…
Leonora se présente à la porte du monastère. Après avoir imploré la vierge, elle demande la protection du père Guardiano. Elle vient chercher refuge auprès de Dieu, dans la solitude où vivent ceux qui ont choisi de renoncer au monde. Après une longue hésitation, le père Guardiano accepte de l’aider. Elle trouvera asile dans un lieu saint, situé près du couvent, mais où nul ne viendra troubler son isolement.

Dans l’église du couvent, à l’aube…
Tous les moines sont réunis. Le père Guardiano leur explique qu’une âme perdue vient se repentir, et expier ses erreurs, à l’intérieur de l’ermitage sacré, dont on ne pourra s’approcher, sous peine de malédiction divine. Il donne sa bénédiction à Leonora. La cérémonie terminée, elle part dans la montagne, vers sa retraite…

Deuxième partie – En Italie

Deux années ont passé
Aux abords du champ de bataille de Velletri, en pleine nuit, à l’intérieur d’un camp militaire…
Don Alvaro a pris du service dans l’armée, sous un faux nom. Il se lamente son sort misérable. Croyant Leonora morte, il espère mourir pendant la bataille, et pouvoir ainsi la rejoindre dans l’au-delà. Des joueurs se querellent. Alerté par leurs cris, Alvaro intervient et sauve la vie d’un officier attaqué par des tricheurs. Celui-ci n’est autre que Carlos, le frère de Leonora. Lui aussi, sert sous un nom d’emprunt. Tous deux se jurent une éternelle amitié. La bataille éclate. Alvaro, blessé grièvement, demande à Carlos, s’il venait à mourir, de brûler sans les lire, les lettres qu’il lui confie. Surpris par cette requête, et après hésitation, il finit par examiner les documents, et découvre, parmi ceux-ci, un portrait miniature de sa sœur. Il comprend alors la véritable identité de ce nouvel ami, et jure de venger enfin la mort de son père.

Quelques semaines plus tard
Aux alentours du campement près de Velletri…
Une patrouille inspecte les abords du camp. Alvaro est guéri. Carlos a fini par retrouver sa trace. Il se présente à lui sous son vrai nom et le provoque en duel. Des soldats accourent et vont les séparer. Resté seul, Alvaro jette son épée et décide de se retirer dans un couvent. Il s’enfuit.

Le jour s’est levé sur la campagne…
Vivandières et soldats animent le campement entraînés par Preziosilla et ses « amies »… Un marchand ambulant rachète à bas prix ce que les soldats ont pillé au cours des batailles. Un groupe de pauvres paysans vient mendier du pain. Des mères se lamentent sur le sort réservé à leurs fils, de jeunes recrues. Ces futurs soldats sont tout de suite réconfortés et motivés par Preziosilla. Les vivandières les entraînent dans une tarentelle endiablée, d’où surgira soudain, un moine pris dans le tourbillon général. C’est le frère Melitone. Devenu aumônier aux armées, il veut essayer de prêcher la bonne parole, mais son sermon n’attire que les quolibets et il doit prendre la fuite. Preziosilla et ses partenaires, installent un théâtre de fortune. Elles improvisent un spectacle pour les soldats. Elle exalte la guerre victorieuse, et les invite à chanter avec elle son fameux « Rataplan ».

Troisième partie – En Espagne

Cinq années se sont écoulées. C’est l’hiver.
Dans la cour du monastère de Hornachuelos, le soir…
Alvaro entré au couvent, est devenu le père Raphaël. Pendant la distribution de la soupe populaire, de pauvres gens, morts de froid, vantent les mérites de ce mystérieux moine, provoquant la jalousie et la colère de Melitone, sous le regard amusé du père Guardiano. Carlos, plus que jamais décidé à se venger, a découvert la retraite de Don Alvaro. Au cours d’une scène dramatique, il parvient à obliger Alvaro à abandonner sa pieuse sérénité. Ils sortent pour se battre en duel.

Un ermitage près du couvent : un lieu abandonné et isolé…
Léonora, toujours torturée par ses souvenirs tragiques, implore du ciel la paix pour son âme. Le combat de Carlos et d’Alvaro l’oblige à regagner sa retraite. Carlos est frappé à mort. Il demande à son adversaire d’entendre son ultime confession. Alvaro, se jugeant désormais indigne d’exercer son ministère, court chercher « l’ermite ». Les deux amants subitement mis en présence, sont saisis d’effroi. Chacun croyait l’autre mort. Leonora se précipite vers son frère agonisant. Celui-ci, inexorable, la frappe mortellement avant d’expirer. Leonora s’éteint doucement, implorant la miséricorde divine. Le père Guardiano invite Alvaro à s’incliner devant la volonté de Dieu.


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Directeur de publication : Vincent Chapin