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Les cathédrales

Textes du dossier Histoire des arts

vendredi 28 mai 2010 par Sarah Bach

Vous trouverez ci-dessous les textes utiles au travail d’histoire des arts réalisé sur la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Texte 1 : Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, Paris, 1831, Edition Nationale, J. Lemonnyer, G. Richard [E. Testard], 1889, Livre III, chapitre 1.

Il est, à coup sûr, peu de plus belles pages architecturales que cette façade où, successivement et à la fois, les trois portails creusés en ogive, le cordon brodé et dentelé des vingt-huit niches royales, l’immense rosace centrale flanquée de ses deux fenêtres latérales comme le prêtre du diacre et du sous-diacre, la haute et frêle galerie d’arcades à trèfle qui porte une lourde plate-forme sur ses fines colonnettes, enfin les deux noires et massives tours avec leurs auvents d’ardoise, parties harmonieuses d’un tout magnifique, superposées en cinq étages gigantesques, se développent à l’œil, en foule et sans trouble, avec leurs innombrables détails de statuaire, de sculpture, et de ciselure, ralliés puissamment à la tranquille grandeur de l’ensemble ; vaste symphonie en pierre, pour ainsi dire ; œuvre colossale d’un homme et d’un peuple, tout ensemble une et complexe comme les Iliades et les romanceros dont elle est sœur ; produit prodigieux de la cotisation de toutes les forces d’une époque, où sur chaque pierre on voit saillir en cent façons la fantaisie de l’ouvrier disciplinée par le génie de l’artiste ; sorte de création humaine, en un mot, puissante et féconde comme la création divine dont elle semble avoir dérobé le double caractère : variété, éternité. Et ce que nous disons ici de la façade, il faut le dire de l’église entière ; et ce que nous disons de l’église cathédrale de Paris, il faut le dire de toutes les églises de la chrétienté au Moyen Âge. Tout se tient dans cet art venu de lui-même, logique et bien proportionné. Mesurer l’orteil du pied, c’est mesurer le géant.

Texte 2 : D’après l’évêque Adalbéron de Laon, Poème au roi Robert, XIe siècle.

Aux clercs, Dieu ordonne d’enseigner à garder la vrai foi, et de plonger ceux qu’ils ont instruit dans l’eau sainte du baptême. Ils doivent prier sans cesse pour les misères du peuple et pour les leurs. Les nobles sont les guerriers, protecteurs des églises ; ils sont les défenseurs du peuple. L’autre classe est celle des serfs : argent, vêtement, nourriture, les serfs fournissent tout à tout le monde. La maison de Dieu est donc divisée en trois : les uns prient, les autres combattent, les autres enfin travaillent.

Texte 3 : D’après Étienne Fiarding (troisième abbé de Citeaux)

Les moines de notre ordre de Citeaux doivent tirer leur subsistance du travail de leurs mains, de la culture des terres et de l’élevage des troupeaux. Il nous est permis de posséder des étangs, des forêts , des vignes ; des pâturages ; des terrains écartés des hommes.

Texte 4 : Donation de Guillaume Canu à l’abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives, de 1223.

Notum sit presentibus et futuris quod ego Willemus Canu, dedi et concessi ecclesie sancti Petri super Divam et monachis ibidem Deo servientibus, ad faciendam anniversarium meum singulis annis revoluto a die obitus mei, totum tenementum meum quod ego tenebam de Ricardo Rossel de Fresneio, in domibus, in hominibus, in pratis, in terra arabili et edificabili, in domibus sicuti sunt due domi quas edificaveram ad usum meum proprium....
Traduction :
« Qu’il soit connu de tous, présents et à venir que moi, Guillaume Canu, j’ai donné et concédé à l’église de Saint-Pierre-sur-Dives et aux moines qui servent Dieu en ce lieu, afin qu’ils célèbrent l’anniversaire de ma mort chaque année à partir de l’année qui suivra mon décès, toutes les possessions que je tenais de Richard Roussel de Fresnay*, que ce soit en maisons, en hommes, en prés, en terres arables, ou en bâtiments. Ainsi, j’ai donné deux maisons que j’avais fait construire pour mon usage personnel. J’ai aussi donné une rente annuelle que me devait Roger le Chauve de Norrey-en-Auge** de huit oeufs le jour de Vendredi-saint, huit sous de Tours le jour de Pâques, trois pains et trois poules le jour de Noël (..). J’ai donné aussi trois pièces de pré que je laisse à mon frère Robert Canu tant qu’il vivra, et qui à sa mort reviendront aux moines (...). Enfin, j’ai donné une pièce de terre située à côté de la maison de Richard le Saunier (...). Et pour que ceci soit tenu bien stable et bien ferme, j’ai authentifié cet écrit en y apposant mon sceau. Fait en l’an du Seigneur mille deux cent vingt trois ».

Texte 5 : Lettre adressée par l’abbé Haimon au prieur anglais de Tutbury, (Angleterre), en 1145.

Nos habitants ayant appris qu’il se faisait en France des chars d’une structure nouvelle et dont les Français usaient pour transporter les matériaux nécessaires pour l’agrandissement et l’ornementation de l’église de Chartres, ils en fabriquèrent un de même modèle (...) pour servir à la construction de l’édifice, commencé au temps du roi Henri Ier mais interrompu depuis plusieurs années (...). Le jour où nos ouvriers amenaient pour la première fois de la forêt le nouveau char qu’ils avaient construit chargé de bois et de matériaux, lorsqu’ils furent parvenus en un lieu nommé le Bourg-Saint-Léonard, Jésus-Christ, touché par les prières de sa sainte Mère redressa un homme voûté depuis longtemps que l’on avait fait monter sur le char. Il lui donna une telle vigueur que sur l’heure même, non seulement il commença à tirer le char avec les autres mais à dépasser à la course quelques-uns des nôtres (...). Les nôtres remplis d’une joie nouvelle, revenaient vers nous en louant le Sauveur du monde et sa sainte Mère (...). Durant la nuit qui précédait le samedi, ils s’arrêtèrent pour se reposer au village de Trun où le curé et tout le peuple les accueillirent avec joie. Et comme le jour suivant ils les accompagnaient lors de leur départ, la Mère du Seigneur redressa, en présence de tous, une femme de Tournai-sur-Dive qui était courbée depuis plusieurs années (...). Ceux qui alors étaient dans les champs et dans les villages, ayant entendu parler de ce miracle, se portèrent à leur rencontre et les escortaient joyeusement (...). La nuit suivante, qui était celle du samedi au dimanche, la très miséricordieuse Vierge Marie, par un effet de sa très grande bonté, redressa un enfant voûté et rendit l’ouïe à une femme nommée Mathilde du village de Mézidon. (...). C’est ainsi que la bienheureuse Mère de Dieu rendait célèbre son sanctuaire par ces faits miraculeux (...), c’est de cette manière extraordinaire qu’elle invitait, ou pour mieux dire qu’elle obligeait les populations à venir de toutes parts pour l’honorer dans son saint Temple.

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