REP + WALLON
Le réseau REP+ (anciennement RAR, puis ECLAIR) Henri Wallon de Garges-lès-Gonesse fédère les écoles maternelles Curie et Prévert, des écoles élémentaires Curie, Prévert et Saint-Exupéry, des groupes scolaires Daudet, La Fontaine et le Collège Henri Wallon. Cette association a pour objectif de développer les synergies entre les équipes pédagogiques des écoles et du collège. Elle favorise une meilleure connaissance et un accompagnement plus pertinent de la scolarité des 2050 enfants scolarisés.
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Qu’est-ce que REMUE MÉNAGE ?

samedi 13 février 2010 par Bruno Lambert

Remue ménage est une exposition, un
parcours, un « chantier ouvert » dans le
collège Henri Wallon et ses alentours.

Ce dispositif propose aux élèves avec des
professeurs et des intervenants de croiser
des idées, des « histoires », des expressions,
des styles, des rêves.

Ces balbutiements trouveront leur sens
tout au long de la gestation d’un spectacle
déambulatoire,qui gravitera autour
de la question de la mémoire, la construction
d’une identité, allant de l’histoire
individuelle des adolescents à l’Histoire
commune : Ce qui fait la singularité de
chacun, et ce qui nous relie les uns aux
autres.

L’ évolution d’un concept mis en œuvre en 2008

Remue ménage s’est construit à partir de
l’expérience qui s’est déroulée en juin
2008 à Garges-lès-Gonesse, Regards et
mémoires dans le collège Paul Eluard
.

« Le parti pris était de traverser un collège
transfiguré, méconnaissable tout en
croisant les multiples regards, représentations,
issues d’un travail avec les adolescents
à propos de leurs lieux de vie,
leurs histoires, leurs mémoires :
Un préau restructuré par la couleur, un
escalier en forme de poème d’Eluard,
une longue tente créant un espace sombre
et inattendu, des projections d’images
vidéo et rétro projections d’images
fixes, des images imprimées sur bâche,
des chorégraphies de danse à surprendre
dans les patios, des espaces inaccessibles
et curieux (portes à œilletons),
des scènes de théâtre qui surgissent au
détour d’un couloir ou dans les salles de
classe méconnaissables ou encore une
salle sonorisée du gargouillis d’un ruisseau,
tapissée de bleu où sont suspendus
des centaines de feuillets de calligraphie
et enfin une discothèque aménagée dans
le SAS d’accueil du collège.

Le parcours
s’est ainsi déroulé à travers cinq axes
principaux qui se croisent, se répondent
 ; l’invitation au voyage, l’hommage
au poète Eluard, le passage du réel à
l’imaginaire, Histoires du quartier et de
la Ville et Portraits d’adolescents. »
(extrait du bilan du projet /octobre 2008)

Deux quartiers, un collège

Devant le collège Henri Wallon

L’originalité de Remue Ménage est de
s’ancrer dans un vaste territoire, celui
des Doucettes et de la Dame Blanche
Ouest.

Ces deux secteurs regorgent d’acteurs
locaux aux initiatives singulières.
Ces structures seront autant de repères
pour les collégiens du quartier pour identifier
les lieux dans lesquels ils se sont
construits. Remue ménage reliera ainsi
le collège Henri Wallon avec d’autres
lieux, bâtiments désaffectés, association
et institutions. En particulier, une liaison
se tracera avec les institutions scolaires
du quartier , notamment les écoles élémentaires
dans lesquels les instituteurs
et leurs classes seront sollicités pour participer
au parcours.
Guidés par les enseignants et intervenants
du projet, les élèves pourront ainsi
livrer au fil de l’expérience un point de
vue sur leur parcours, leurs lieux de vie,
leur mémoire et celle de leur proches.
Ils exploreront, ce faisant, des écritures
singulières que sont les arts plastiques,
arts visuels et sonores, arts vivants, Histoire,
littérature, archives, témoignages
oraux, Ces apprentissages les conduiront
à réfléchir aux images préfabriquées pour
construire leur propre regard.…

Le contexte, le projet : les grands axes

Des quartiers en mutation
Le collège H.Wallon, son histoire ainsi
que l’histoire du quartier des Doucettes
et Dame Blanche Ouest sont inscrits dans
le programme de rénovation urbaine de
l’ANRU. Depuis les années 60, cette zone
urbaine est marquée par de grandes vagues
migratoires, les premiers arrivants
étant les espagnols, portugais, italiens
puis les maghrébins, les noirs africains et
les antillais, aujourd’hui les sri Lankais,
les pakistanais et les turcs sont les plus
nombreux à venir. Nous souhaitons que
Les élèves s’interrogent sur la vie de leur
quartier avant l’arrivée de leurs parents,
dans quelles conditions les constructions
d’HLM ont eu lieu, quelles en ont été
les conséquences pour les anciens habitants ?
Comment mieux connaître l’histoire des
Doucettes, de Dame Blanche Ouest et
comprendre le présent.

vue des Doucettes

Ces récits de vies à travers les vagues
migratoires sont l’histoire du quartier et
celle de chaque famille.
Un immeuble vide du quartier des
Doucettes sera mis à la disposition du
projet par le bailleur LOGIREP et la
Municipalité pendant six mois, période
de gestation du projet afin de recueillir
les premiers fruits de cette recherche
autour de la mémoire des lieux :
Cet immeuble deviendra ainsi une sorte
de musée éphémère avec des installations
visuelles et sonores mettant à jour
le processus de travail. Ce lieu à distance
du collège sera le point de départ,
effectuant un tracé de l’extérieur vers
l’intérieur du collège dans le cadre du
parcours Remue ménage.

Les adolescents, les familles, la mémoire

On s’adresse à une population de jeunes
habitants des grands ensembles dont
une grande majorité est dite « issue de
l’immigration ». Le terme pose la question
de l’origine, du parcours familial,
qu’ils soient de la première, deuxième
ou troisième génération. Comment ces
adolescents identifient-ils ces racines,
les mettent-ils en « scène » et de quelle
manière ?

Prise de vue

On parle de « crise des banlieues ».
Peut-on attendre de ces jeunes d’envisager
leur avenir sereinement quand
ils ne « savent pas » d’où ils viennent,
quand ils fantasment « le pays » sans y
réfléchir ?
Ils considèrent la France comme leur
pays mais revendiquent parfois le
contraire par provocation, comme une
défense vis-à-vis d’une société qui les
considère encore trop souvent comme
« étrangers ».
Travailler sur la mémoire, c’est leur
proposer des moyens de connaître, de
comprendre d’où viennent leurs familles,
peu à peu, avec leur intuition et
leur curiosité.
Il ne s’agira pas de faire du collège un
mémorial de souvenirs mais de travailler
sur la mémoire dynamique, celle qui
doit animer le quotidien. Qu’ils questionnent
les « anciens », pour qui le
passé peut être tabou, inaccessible, car
emprunt parfois de souffrances, qu’ils
tissent le lien entre la culture d’ici
et la culture d’ailleurs, pour trouver
leur champ d’expression propre, de se
construire aujourd’hui avec comme exigence
de mieux s’épanouir demain.

Le collège, la scénographie, les préoccupations d’aujourd’hui

Au sein du collège, les enseignants
mobilisés par la future exposition trouveront
dans une émulation, des correspondances
à travers la scénographie
proposée au fur et à mesure par l’association
Double Face.

Portraits encapuchonnés

Le thème est ouvert, à interpréter de
manière large afin que les enseignants,
toutes disciplines confondues et les
intervenants, qu’ils soient artistes,
compagnie de théâtre, musiciens,
proposent diverses interprétations, les
croisent et les fassent correspondre
pour mieux les révéler.
Les adolescents, les familles,
la mémoire
On s’adresse à une population de jeunes
habitants des grands ensembles dont
une grande majorité est dite « issue de
l’immigration ». Le terme pose la question
de l’origine, du parcours familial,
qu’ils soient de la première, deuxième
ou troisième génération. Comment ces
adolescents identifient-ils ces racines,
les mettent-ils en « scène » et de quelle
manière ?
On parle de « crise des banlieues ».
Peut-on attendre de ces jeunes d’envisager
leur avenir sereinement quand
ils ne « savent pas » d’où ils viennent,
quand ils fantasment « le pays » sans y
réfléchir ?
Au moment de la réalisation du parcours,
les adolescents pourront aiguiser,
préciser leurs connaissances et leurs
points de vues puis, ils apprendront à
les faire vivre, à les exposer, à les donner
à voir
L’art est un moyen d’exprimer une
intimité, de se rappeler, de puiser au
fond de soi puis de partager ses repères
culturels.
Remue ménage, c’est reconnaître et
faire connaître une mémoire commune
qui se construit dans ces lieux de vie.
L’espace de trois ou quatre journées,
printemps 2010, le parcours « Remue
ménage », présentera ces expressions
contemporaines à travers un chemin
orchestré durant 1h30 environ .
Le public, les visiteurs que seront les
collégiens, les familles, les amis, les
professeurs et aussi acteurs locaux de
Garges-lès-Gonesse voyageront ensemble
pour découvrir un parcours qui
construit leur devenir. Souvenirs des
Hommes, mémoire des lieux, tissage des
regards sur un territoire.

Objectifs généraux

Les objectifs communs de l’Association
Double Face et l’Établissement Henri
Wallon sont d’avoir un projet éducatif et
pédagogique féderateur et transversal,
capable de créer du lien avec les familles
et le quartier, de construire du sens avec
l’environnement urbain et le regard des
autres, déclencher des partenariats, des
rencontres, des débats, des prises de
consciences.

Objectifs Artistiques

Mettre en place un processus artistique
comme moyen de faire émerger une partie
sensible de la mémoire, ses fragilités.
Prendre le risque de montrer quelque
chose de soi, de se mettre en danger,
d’affronter le regard des autres
Retrouver le passé, le réinterpréter, le
mettre à l’épreuve, le réinventer et le
rejouer.

Remue Ménage l’affiche

Objectifs Pédagogiques et éducatifs

Réinvestir et développer des compétences
intellectuelles et artistiques
Accompagner les adolescents dans la
construction d’une identité
Favoriser une réappropriation de son histoire,
celle de sa famille, de son environnement
social et urbain.


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Directeur de publication : Vincent Chapin